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Rémy Blain (Bryan Cave Leighton Paisner) : « C’est très enthousiasmant. C’est la promesse de pouvoir réaliser l’ambition qui nous a fait rejoindre Bryan Cave : un cabinet international, connecté et intégré »

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Le Monde du Droit a interrogé Rémy Blain, managing partner du bureau de Paris de Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP), qui a réagit au rapprochement entre Bryan Cave et Berwin Leighton Paisner et évoqué les nouvelles perspectives pour le cabinet. 

Comment réagissez-vous à ce rapprochement entre Bryan Cave et Berwin Leighton Paisner ?

C’est très enthousiasmant. C’est la promesse de pouvoir réaliser l’ambition qui nous a fait rejoindre Bryan Cave : un cabinet international, connecté et intégré. International, c’était déjà le cas avant le rapprochement mais désormais la couverture est étendue notamment aux États-Unis, en Europe, en Russie, au Moyen-Orient et en Asie. Le cabinet regroupe désormais 1.600 avocats répartis dans 32 bureaux et 11 pays. Avec cette fusion, nous poursuivons notre souhait commun d’avoir un cabinet complètement intégré.

Pourquoi ce rapprochement ?

Il s’agit pour les deux cabinets, tous deux financièrement sains, et qui partagent une vision commune, de franchir une nouvelle étape dans leur développement. Le monde devient plus connecté et les problèmes sont plus globaux. Chacun apporte à l’autre ce qui lui faisait défaut en termes d’expertises et de couverture géographique. Il y a désormais un accent mis plus fortement sur les secteurs d’activité. Cela permet de multiplier les points d’entrée chez un client donné sur la base d’une connaissance partagée de son secteur d’activité.

Et par rapport aux expertises ?

Les deux firmes se rejoignent sur le fait d’avoir des activités contentieuses très fortes et du corporate et financement à un excellent niveau. Ce qui saute aux yeux : c’est un secteur immobilier de premier plan, issu de BLP.

Cela ouvre des perspectives pour le bureau de Paris ?

En effet, cela peut être intéressant pour développer l’immobilier mais aussi sur les projets d’infrastructures et en matière de contentieux. A titre d’exemple, le fait d’avoir 10 associés en arbitrage à Londres rend le bureau de Paris de Bryan Cave Leighton Paisner plus attractif.

Quel regard portez-vous sur l’innovation ?

On lit souvent des articles qui opposent les avocats aux legaltech. Il n’y a pas d’opposition en fait. C’est sûr qu’il y a des marchés qui seront pris par telle ou telle legaltech qui fournira un service plus efficace et à moindre prix. Nos équipes qui travaillent sur les projets d’innovation
(intelligence artificielle, automatisation de documents…) sont les partenaires de ces legaltech, et nous travaillons avec ces dernières en permanence. Nous essayons de combiner ces outils intéressants avec les services que l’on peut rendre à nos clients. Ainsi, nous proposons aux directions juridiques différents outils pour suivre en direct le travail qui est fait. Le but est de combiner ces outils avec nos services juridiques afin de rendre l’activité de nos clients plus simple, lisible, y compris en fournissant des outils d’analyse des prestations de la direction juridique. Cela donne une nouvelle dimension à notre rôle de partenaire des directions juridiques.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)