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Bâtonnat Paris 2020 : Interview de Carbon de Seze et Nathalie Dubois

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Le Monde du droit a interrogé Carbon de Seze et Nathalie Dubois, candidats au bâtonnat et au vice-bâtonnat du barreau de Paris pour le mandat 2020/2021.

Pourquoi vous présentez-vous ?

Par conviction. La conviction que le monde a changé, la société a changé, les modes d’exercice des avocats ont changé, et que par conséquent l’Ordre doit changer d’époque en se mettant au service des avocats et devenant leur partenaire.

Quels sont les principaux axes de votre programme ?

Pour ne vous en citer que quatre, il s’agit principalement :

  • de libérer les activités des avocats pour qu’ils puissent devenir concurrentiels sur le marché du droit en opérant un toilettage de notre déontologie.
  • de créer des services utiles à l’exercice quotidien des confrères, par exemple en mettant en place un service d’affacturage de leurs honoraires pour fluidifier les trésoreries des cabinets.
  • de nous intéresser plus particulièrement à deux modes d’exercice qui souffrent actuellement, les individuels et la collaboration libérale, en mettant en place des outils de gestion pour leurs exercices respectifs et en veillant à ce qu’il ne subissent, s’agissant des collaborateurs, aucune discrimination et puissent avoir une vision plus claire de leur avenir professionnel.
  • de mettre en place des outils de prospective et de lien avec les pouvoirs publics pour savoir quelle est la place de l’avocat et comment mieux la garantir.

Quels sont les dysfonctionnement à l’Ordre, que proposez-vous comme solutions ?

En réalité, il y a un dysfonctionnement majeur qui se traduit par plusieurs perceptions qu’en ont les confrères. Le dysfonctionnement majeur de l’Ordre c’est de ne pas lutter contre le divorce croissant entre lui et le Barreau qu’il doit servir. En l’espèce, nous sommes passés de l’indifférence à la défiance vis-à-vis de l’Ordre notamment après l’article du Point il y a un an qui révélait des dépenses fastueuses pour lesquelles les confrères n’ont pas l’intention de payer leurs cotisations. Mais il s’agit également d’une perception plus large d’un Ordre policier, c’est à dire qui ne répond pas lorsqu’on lui demande conseil et empêche le développement des initiatives. Cette perception est préjudiciable à l’ensemble de la profession car le défaut de confiance des avocats dans leur Ordre se traduit par l’impossibilité pour cet Ordre de représenter les intérêts des avocats devant les pouvoirs publics et tous les avocats en pâtissent.

Qu’avez-vous de plus que les autres candidats ? 

Nous avons, plus que les autres candidats, un dynamisme et un enjeu à réussir la modernisation de l’Ordre. En effet, notre élection ne viendra pas consacrer notre carrière mais sera une étape dans celle-ci, il nous reste à Nathalie comme à moi de nombreuses années à exercer, et par conséquent ce sera le levier d’une action qui va rendre l’Ordre utile en le modernisant à l’exercice quotidien de chacun des avocats. Notre détermination à y œuvrer est totale.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)