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Pytum : la justice par le financement participatif

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L'émergence des legal start-ups démontre depuis quelques années la nécessité d'une généralisation d'accès à la justice. La plateforme de crowdfunding juridique "Pytum", s'inscrit dans cette démarche de facilitation d'accès au droit, notamment en matière de financement.

Selon la legal start-up Pytum, "80% des personnes renonceraient à faire valoir leurs droits par manque de moyens, de temps et d'argent." Cette plateforme tente de palier à ce manque en facilitant l'accès à la justice, tant sur le plan financier que sur le plan administratif.

La reprise du modèle du crowdfunding
Le "crowdfunding", en français "financement participatif", est le fait de financer des projets via un nombre de personne, chacun apportant une somme d'argent. Internet rend possible, à coûts réduits, de mobiliser des individus pour réaliser un investissement socialement responsable et de constituer ainsi une communauté d'intérêts.
La plateforme Pytum reprend donc ce modèle. Elle est spécialisée dans le "crowdfunding" juridique, autrement dit, le financement participatif est ici dédié aux litiges et aux affaires ayant besoin des services d'un avocat. Il est donc possible de déposer des plaintes en ligne, expertisées et choisies par des avocats, financées entièrement par des tiers investisseurs.

Fondation et fonctionnement de la plateforme
Pytum a été créée en 2014 par Jessika Hannah, avocate dans le droit commercial et le droit pénal des affaires, et par Benjamin Elie, conseiller financier et gestionnaire d'actifs qui s'intéresse depuis quelques années au Capital Action de start-up.
Cette plateforme tripartite met en lien le justiciable, l'avocat et l'investisseur. D'abord, la plateforme reçoit des plaintes déposées en ligne sur le site web. Les avocats partenaires analysent chaque litige et répondent à chacun, gratuitement. Si le litige est défendable, il est mis en ligne au sein de la communauté Pytum qui lui viendra ensuite en aide.
Le plaignant peut avoir accès à la justice grâce au financement participatif qui permet de régler les honoraires de l'avocat. Il suffit qu'un ou des investisseurs soient intéressés par l'affaire pour prêter les fonds nécessaires à la rémunération de l'avocat en échange d'une partie des résultats du dédommagement que rapportera l'affaire.

Andrea Batignani

pytum